Vous êtes au chômage ou vous avez peut-être opté pour un arrêt de votre activité professionnelle ou un temps partiel. Votre activité d’aidant peut, sous certaines conditions, bénéficier d’une rémunération. Explications.
Vous êtes l’aidant d’un proche dépendant
C’est souvent par nécessité que l’on devient aidant familial. Pour vous soutenir financièrement dans cet engagement, des modes de rémunération sont envisageables.
Quel soutien financier ?
Si votre proche bénéficie de l’APA, il peut utiliser cette allocation pour rémunérer les services que vous lui rendez (ménage, courses, …). Ce dispositif de rémunération d’un proche ne fonctionne que pour les personnes qui ne sont ni le conjoint, le concubin ou le partenaire de Pacte civil de solidarité (PACS) de la personne que vous aidez. Si votre proche accepte de vous soutenir financièrement, il doit vous déclarer auprès de l’URSSAF dans les 8 jours suivant votre embauche. Pour vous rémunérer, mieux vaut utiliser les Chèques emploi service universel (CESU) : les démarches sont simplifiées.
Un bénéfice d’impôt pour votre proche
Si votre proche est imposable sur le revenu, il pourra déduire 50% des sommes versées à votre profit (salaires et charges, hors Apa) dans un plafond de 12 000, voire 20 000 € par an (pour les personnes titulaires d’une carte d’invalidité à 80%). N’oubliez pas de penser à communiquer ce revenu dans votre déclaration fiscale.
Une rémunération exonérée des cotisations patronales de Sécurité sociale
Votre proche peut bénéficier d’une exonération des cotisations patronales de Sécurité sociale sous certaines conditions : il doit être âgé de plus de 70 ans, ou si, âgé de plus de 60 ans, il vit seul et doit recourir à une tierce personne pour les actes de la vie courante.