Espace membres...
 
La vocation du site
Tous les thèmes :
Questions fréquentes
Liens utiles
Participez au forum

Get Adobe Flash player

 

Quotidien
Argent

Le conseil de famille

Une personne qui accepte le rôle d’aidant principal auprès d’un proche ne doit pas être engloutie par sa tache. Elle ne doit donc pas hésiter à faire appel aux aides professionnelles - infirmière, médecin, aide à domicile, aide soignante, garde malade...- . Elle doit aussi trouver le moyen de maintenir la famille mobilisée.

Pourquoi mobiliser la famille ?

Maintenir une famille mobilisée autour du secours apporté à un proche est une manière de prévenir l’épuisement et de se protéger contre la solitude. Si vous êtes en position d’aidant principal et que vous entendez bien ne pas assumer seul(e) cette mission, il vous faut mobiliser les autres membres de la famille.

Comment mobiliser ses proches ?

Conseil n°1 : Ne donnez d’ordre à personne et ne jouez pas sur le registre de la culpabilité. Expliquez au contraire votre faiblesse. Si vos frères et sœurs souhaitent vous voir jouer le rôle d’aidant principal sur le long terme, ils doivent vous aider. Sinon l’épuisement aura raison de vous.

Conseil n° 2 : Ne jouez pas les « super(wo)man ». N’hésitez pas à avouer vos doutes et vos difficultés à affronter seul(e) les difficultés qui se présentent.

Conseil n°3 : Proposez la constitution d’un « conseil de famille ». Cette dénomination n’a pas d’existence légale – hormis dans le cas d’une tutelle – mais elle peut aider à structurer les rôles de chacun et les responsabilités. Sa réunion régulière, ses comptes-rendus écrits permettent de suivre « qui fait quoi », de discuter, d’anticiper des évaluations possibles (entrée en maison de retraite…).

Conseil n°4 : Agir avec précaution. Pour le premier conseil de famille, comme pour tous les autres, il importe d’agir avec précaution. Questions à poser et se poser :

  • Pourquoi mes frères et soeurs ont-ils accepté de se réunir ?
  • Quels sont leurs besoins et leurs contraintes ?
  • Notre famille est-elle traversée par une ou plusieurs lignes de fracture ? Lesquelles ?
  • Sur quels points pouvons-nous nous rejoindre ?

Conseil n°5 : Un peu d’imagination. Demandez-vous comment vos frères et soeurs se représentent l’aide qu’ils peuvent apporter à vous-même directement ou à votre proche en difficulté. Faites l’inventaire des alliances existantes entre frères, entre soeurs ou entre frères et soeurs. Essayez aussi de savoir qui va tenter de se défiler. Vos frères et soeurs sont-ils constructifs ? Quelle va être l’attitude des conjoints ? La femme de votre frère va-t-elle pousser son mari à sortir du jeu ?

Conseil n°6 : Etre à l’écoute les uns des autres. Écoutez ce que vos frères et sœurs, oncles, tantes ont à dire. Même si vous sentez que vous êtes le ou la plus qualifié(e) pour prendre les premières décisions, n’écartez pas les suggestions sans les examiner. Cherchez en permanence des compromis. Toute maladresse peut provoquer le découragement et enclencher un cycle classique : frustrés, vexés par vos réactions abruptes, vos proches peuvent lâcher pied progressivement. Vous les accuserez alors de vous abandonner sans voir votre part de responsabilité dans cet éloignement.

Conseil n°7 : Tenir compte des différences culturelles. Des différences culturelles peuvent exister au sein d’une même famille : quand une famille à une origine étrangère, les aînés, s’ils ont été plongés dans la culture d’origine, peuvent se sentir plus proches des parents, alors que les plus jeunes peuvent avoir opté pour les valeurs du pays d’adoption. Les systèmes de valeur peuvent aussi différer selon les milieux professionnels, ou évoluer en fonction des mariages, rencontres. Gardez en mémoire que quand l’un ou l’autre de vos frères et soeurs se marie, il tisse un ensemble de relations qui vous échappent en grande partie.

Conseil n°8 : Impliquez vos parents. Si l’état de santé de votre proche le permet, invitez le au « Conseil de famille » et de toute façon tenez-le informé en permanence des discussions en cours. Il est important et logique qu’une personne âgée soit partie prenante des décisions qui la concernent. Exposez-lui également les relations que vous avez avec vos frères et sœurs ou autres personnes de la famille, et les difficultés que vous pouvez ressentir à vous sentir isolé(e). Ne manifestez ni rancoeur, ni sentiments négatifs. Vous comprenez les autres et vous demandez seulement qu’on vous rende la pareille.

Conseil n°9 : Faites vous aider. Un regard extérieur sur une situation permet souvent de l’éclairer (cela peut venir de proches, amis, du médecin de famille, d’un médiateur…). Un thérapeute familial est un professionnel de santé pouvant aussi être appelé pour soutenir, renforcer, ou dépasser une situation de crise.

Conseil n°10 : Savoir passer la main. Vous n’êtes pas l’aidant principal désigné à vie. Le conseil de famille peut désigner une autre personne en relais temporaire ou définitif. Certaines compétences peuvent être mis à contribution : l’un pour les comptes, l’autre pour les courses, un autre pour tenir compagnie etc…

Ce qu’il faut faire

  • Envisagez d’emblée un rôle de médiation
  • Évaluez la perte d’autonomie de votre parent aussi précisément que possible et régulièrement.
  • Demandez à vos proches de confirmer votre diagnostic.
  • Anticiper les divisions familiales
  • Faites participer la personne concernée et vos proches (frères, sœurs) à l’élaboration d’une solution

Ce qu’il ne faut pas faire

  • Commencer à tout gérer tout seul et demander de l’aide dans l’urgence
  • Se plaindre constamment de la situation

Liens utiles

www.agevillage.com

  • D'autres articles du dossier
  • La vie quotidienne avec un conjoint malade
    Si vous la laissez faire, la maladie, la perte d’autonomie, tentera de prendre toute la place au (...)
      Prendre soin et être en paix avec soi même
    « Restez zen, soyez en paix avec vous-même, regardez derrière vous avec le plus de bienveillance (...)
      Le déni de la maladie d’Alzheimer
    Un proche atteint de la maladie d’Alzheimer reconnaîtra difficilement son état et pourra nier (...)
     
     
    | Mentions légales | Contact | Plan du site |

    AXA ASSISTANCE