Votre proche aime faire plaisir. Il offre des cadeaux aux anniversaires de ses enfants, donne quelques billets à un petit fils ou sa petite fille qui lui rend visite. Il ouvre un livret d'épargne à un petit fils nouveau né.Cette générosité est logique et contribue au resserrement des liens familiaux.
Les choses se compliquent quand les donations sont importantes.
Si votre proche vous fait l'effet d'une cigale, rappelez lui qu'il ne doit donc pas se dépouiller inutilement (bien immobilier par exemple) et tomber ensuite à la charge de ses héritiers.
La chose donnée, argent liquide, chèque, titres... a un caractère irrévocable.
Un proche âgé disposant d'un patrimoine important peut avoir intérêt à le répartir de son vivant – pour partie – entre ses héritiers. Ces donations sont même encouragées par l'administration fiscale qui accorde des réductions d'impôts à tous les transferts entre les générations.
Mais les patrimoines importants ne sont pas si nombreux. La plupart du temps, votre proche a un appartement – celui où il vit – ou une petite maison à léguer. S'en dessaisir revient alors à s'appauvrir.
Si votre proche souhaite faire des dons significatifs de son vivant, expliquez-lui que ces dons doivent être pensés équitablement. Un don important effectué en faveur d'un seul hériter génère des jalousies et des rivalités quand cet héritier a des frères et sœurs. Si ce don a été fait dans les règles, devant notaire par exemple, il devra, au jour du décès du proche donataire, être « rapporté à la succession ». Ce qui signifie que le bien donné devra faire l'objet d'une évaluation financière.Ex : un appartement a été donné à l'un des héritiers, il devra être rapporté à la succession à sa valeur au jour du décès et non à sa valeur initiale au moment du don.
Pour toute information, adressez-vous :
- à un notaire,
- à la chambre départementale des notaires,
- à la recette des impôts dont dépend votre domicile



