
Lorsque l'aidant est seul face à un proche dépendant, il court le risque de perdre contact avec l'extérieur. Cette situation de réclusion s'installe d'autant plus facilement qu'il cherche à tout concilier : vie de famille et obligations d'aidant. Il existe un terme qui définit cette situation : le trapp syndrome (ou syndrome d'emprisonnement). Voici des conseils pour vous aider à vivre votre fonction d'aidant plus sereinement.L'enfermement de l'aidant.
Le trapp syndrom ou syndrome d'emprisonnement est une forme de dépression courante chez les aidants familiaux. Les raisons ? Vous ne disposez plus de temps pour vous, ni d'endroit pour vous ressourcer. Vous culpabilisez de ressentir des besoins personnels. Face à votre cercle familial, vous manquez de temps et les tensions s'installent. Au travail, vous semblez ne plus être aussi productif ou dynamique, préoccupé par vos tâches domestiques et familiales. Vous ressentez le manque d'affection : les moments de bonheur familial cèdent la place à l'épuisement et à l'énervement.
Les recommandations pour éviter l'enfermement.
- Entretenez votre réseau d'amis : conservez du lien social C'est une obligation vitale pour se changer les idées et s'aérer l'esprit. Exprimez-vous. Parlez à un confident, à une personne de confiance et évitez de tout garder pour vous au risque d'augmenter votre niveau de stress et cette sensation de « fardeau ».
- Rencontrez les associations de familles et les groupes de paroles. Des échanges avec des personnes qui vivent une situation identique peuvent apaiser les conflits intérieurs, redonner des forces. Tournez vous vers un spécialiste comme un psychologue si vous ne parvenez pas à faire face.
- Gardez à l'esprit que personne ne peut tout assumer seul, même en y mettant tout son cœur. Ce n'est pas parce que vous confiez certaines tâches à des professionnels que vous abandonnez votre proche. Vos amis, la famille, les intervenants professionnels, tous vous aideront à libérer du temps. Et si une personne, même inattendue, vous propose une aide ponctuelle, ne refusez pas : vous trouverez bien une ou deux missions à sa portée qui vous déchargeront.
- Fixez des limites : Aux aides ménagères, aux aides soignantes, aux parents… N'acceptez plus d'être sollicité pour tout et à tout moment de la journée. Signalez à vos interlocuteurs les créneaux durant lesquels vous pouvez être appelé. Une attitude ferme vous évitera des débordements et des requêtes pour des problèmes mineurs.
- Pensez anticipation professionnelle : La santé de votre proche se dégrade… Informez votre employeur de la situation, organisez votre travail pour prévenir une absence brutale. Si vous optez pour des horaires à la carte, un temps partiel ou un congé, sachez expliquer votre demande : proposez à votre employeur une solution et non un problème.
- Menez une vie saine : Trois repas équilibrés par jour, de l'exercice, un temps de sommeil suffisant, des loisirs (cinéma, lecture, restaurant, théâtre...). Il est important de vous imposer une vie saine et équilibrée. Evitez de sauter des repas, limitez les excès de café ou de thé. Le « sur régime » conduit rapidement à l'épuisement.
- Dormez bien : Bien dormir pour bien récupérer : la condition pour entretenir votre équilibre psychique. Votre proche perturbe votre sommeil ? Envisagez une solution temporaire avec votre médecin traitant qui peut vous prescrire un somnifère léger ou vous diriger vers une aide extérieure la nuit.Votre situation d'aidant vous rend insomniaque ? Remettez à plat votre organisation, trouvez du temps pour vous relaxer. Attention aux insomnies prolongées, elles peuvent être un signe de dépression : parlez-en à votre médecin.
- Aménagez-vous du temps : lire, regarder un film, vous balader, faire du sport… Ces moments à soi permettent de préserver un équilibre intérieur.



