
Votre proche ne se souvient plus de son numéro de téléphone, devient irritable et passe par des moments dépressifs ? Seul un bilan réalisé par une équipe médicale multidisciplinaire peut poser un diagnostique fiable. Cependant certains signes peuvent vous inciter à faire consulter votre proche.
Pourquoi dépister ?
Plus la maladie d'Alzheimer est dépistée à un stade précoce, plus la prise en charge de votre proche sera efficace : il existe des médicaments, stimulation cognitives, orthophonie ou encore des ateliers mémoire qui permettent de ralentir l'évolution du mal. Ce sont en tout cas des solutions qui apportent du confort à votre parent, permettent un meilleur suivi et une meilleure compréhension de la maladie.
Vous trouvez que sa mémoire flanche
Qui n'a pas oublié un rendez-vous, son numéro de téléphone ou encore le prénom d'une relation de travail ? Des petits oublis qui se différencient de ceux de votre proche : il a des pertes de mémoire fréquentes sur des événements récents même importants.
Votre parent répète les mêmes choses
Il a tendance à redire, refaire les mêmes choses, à poser sans cesse les mêmes questions tout en oubliant instantanément la réponse.
Vous vous étonnez de son langage
Des phrases inachevées ou des structures de phrases inadaptées, des mots à la place des autres, des mots du quotidien qui ne viennent pas : vous avez de plus en plus de difficultés à comprendre votre proche.
Vous notez un manque de jugement
Ce n'est pas par négligence ou par optimisme que votre proche relativise, semble ne pas s'inquiéter de ses difficultés : il perd son jugement. De moins en moins capable de jauger une situation, il peut prendre des décisions déraisonnables qui vous inquiètent.
Les notions abstraites lui sont étrangères
Alors qu'il était fin gestionnaire, votre proche semble ne plus savoir effectuer une simple addition. Vous remarquez qu'il est prêt à faire des achats importants sans même apprécier la valeur des choses : un comportement qui peut également lui porter préjudice.
Etudiez les gestes du quotidien
Il ne s'agit pas toujours de maladresse excessive ni d'un comportement distrait : votre parent ne peut plus écrire, se servir de la cuisinière, boutonner son gilet, faire sa toilette, enfiler ses chaussettes, remplir un chèque…
Votre proche a perdu le sens de l'orientation
Orientation dans l'espace et dans le temps : votre parent perd ses repères, oublie le jour de la semaine, l'endroit où il doit se rendre, confond les saisons, s'imagine vivre à une autre époque même éloignée. Votre proche peut se sentir perdu dans un lieu pourtant familier.
Vous retrouvez le dentifrice dans le four
Les objets ne sont pas perdus mais rangés à des endroits inappropriés. Le porte-monnaie dans le réfrigérateur, les clés dans le lave-vaisselle… Le cheminement logique lui échappe.
Tantôt gai, tantôt triste
Du calme à la colère, de la tendresse à l'agressivité… Votre proche a des humeurs changeantes que vous ne lui connaissiez pas. Il peut rire aux éclats puis pleurer le moment d'après sans motif apparent.
Vous ne reconnaissez plus votre proche
Il était enjoué et convivial, il est désormais introverti et méfiant. Le comportement des malades d'Alzheimer peut changer de manière significative : déprime, apathie, angoisse, peur…
Votre proche devient passif
Alors qu'il faisait preuve d'une curiosité sans borne, qu'il participait avec entrain aux réunions de famille, votre parent dépendant montre des signes de passivité. Il se désintéresse de sa vie et des moments importants qui la jalonnent. Vous notez que son esprit d'initiative se tarit.
Des signes de dépression
Quand l'angoisse et la perte d'intérêt sont manifestes, votre proche souffre peut-être d'une dépression. Elle n'est pas toujours signe de la maladie d'Alzheimer. Si les troubles ne s'améliorent pas avec le traitement préconisé par votre médecin, soyez vigilant surtout si votre proche est assez âgé. Il est alors impératif de présenter à nouveau votre proche à son médecin.
En présence de ces différents signes qui vous inquiètent, il importe de consulter le médecin traitant ou le gérontologue (il existe des centres spécialisés pour le bilan de ce type de patients). Des tests simples (Mini Mental Score noté sur 30) ou d'autres tests réalisés à l'occasion d'une consultation plus approfondie, un bilan sanguin vérifiant le taux de vitamine B12, d'acide folique, le dosage des hormones thyroïdiennes…, des examens d'imagerie cérébrale (Scanner ou IRM) apporteront des arguments pour orienter vers le diagnostic de maladie d'Alzheimer.Une fois le diagnostic posé, le médecin spécialiste proposera souvent un traitement médicamenteux destiné à ralentir l'évolution de la maladie, car malheureusement ce traitement n'est pas curatif.



