Les grands parents sont de précieux soutiens. Ils gardent les enfants et rendent de multiples services. Mais la maladie ou le handicap peuvent affecter la vie de ces auxiliaires naturels. L'aide qu'il faut alors apporter à ces proches en détresse rend soudain la vie quotidienne plus complexe. L'aidé devient aidant. Quelques conseils pour mener vie professionnelle et vie familiale de front.
Faites preuve de prévoyance.
Si vous pensez que votre proche est en perte progressive d'autonomie, s'il est très malade, ou si le médecin a indiqué qu'une assistance régulière doit être mise en place, vous allez devoir payer de votre personne et mettre en place des solutions durables.Si vous pensez que la mise en place d'un dispositif d'aide durable (aides à domicile, infirmières…) va faire chuter votre productivité professionnelle, informez votre employeur de la situation. Expliquez que vous traversez une crise et que vous avez besoin de temps pour vous organiser. Cette organisation une fois mise en place aura pour fonction de ne pas pénaliser votre vie professionnelle.
Anticiper une situation de crise.
La meilleure organisation n'empêchera jamais qu'une situation d'urgence se produise. Essayez donc de toujours avancer un peu votre travail, de manière à ce qu'une absence brutale ne surprenne pas vos collègues et n'handicape pas le travail de l'équipe.Etudiez les plages horaires de votre emploi du temps. Souvent, les temps morts d'une journée de bureau peuvent être occupés à avancer le travail du lendemain.Si des courses peuvent être effectuées à l'heure des repas, n'hésitez pas.Répartissez mieux les corvées ménagères entre les membres de votre famille. Le repassage, la couture... ne peuvent-ils pas être sous-traités ou partagés avec des proches ?
Fixez des règles.
N'acceptez plus d'être dérangé(e) à tout moment dans vos activités professionnelles.Aux aides ménagères, aux aides soignantes comme à vos proches, indiquez dans quelles circonstances et à quels moments vous pouvez être appelé(e) à votre lieu de travail.Trouvez quelqu'un de confiance qui puisse passer régulièrement au domicile de votre parent en perte d'autonomie ou sur qui vous appuyer pour régler des problèmes mineurs.Si personne de la famille ne répond présent, essayez les voisins. Les gens de bonne volonté sont plus nombreux qu'on ne le croit.
Prenez les devants, négociez avec vos patrons.
Si la solution de vos problèmes familiaux passe par des horaires à la carte, un temps partiel, une forme ou un autre de travail à domicile…, sachez vendre votre proposition. Plutôt que de tenter d'apitoyer un supérieur hiérarchique qui a ses propres difficultés, proposez une solution qui présente un intérêt du point de vue professionnel. Votre patron vous saura gré de prendre en considération le point de vue de l'entreprise et de ne pas demander à un collectif de travail, la prise en charge d'un problème personnel.Proposez une période d'essai pour tester l'efficacité de votre proposition.
Essayez le congé de solidarité familiale.
Vous pouvez aussi décider de prendre un {congé de solidarité familiale}. Il permet à tout salarié de s'absenter trois mois, pour assister un proche souffrant d'une pathologie mettant en jeu le pronostic vital. Ce congé, renouvelable une fois, n'est pas rémunéré mais peut ensuite se transformer en temps partiel avec l'accord de l'employeur.
Dans tous les cas :
- Faites de la gymnastique... ne serait-ce que dix minutes par jour pour réduire le stress.
- Trois repas équilibrés par jour, une sortie quotidienne, un peu d'exercice, un sommeil suffisant, quelques loisirs (cinéma, lecture, restaurant, théâtre...) sont le minimum pour éviter la dépression.
Sauter des repas, se contenter de sandwichs, avaler beaucoup de café et de thé représentent les voies les plus sûres pour tomber malade.
- Le sommeil est une condition sine qua non pour conserver son équilibre psychologique



